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Quand tout change : comment retrouver un point d’appui ?

Sandrine Gauvain
20 févr.
3 min de lecture

Dernière mise à jour : 31 août


Illustration d’une femme debout au milieu de lignes en mouvement, reliée à différents points d’appui symbolisant ses ressources lors d’une transition de vie.
Tout bouge autour de moi… mais quelque chose en moi peut encore servir d’appui.

Il y a des moments où ce qui fonctionnait jusque-là ne fonctionne plus tout à fait.


Une séparation, une ménopause, un deuil, un changement professionnel, un épuisement… ou parfois simplement cette sensation plus difficile à nommer : je ne suis plus vraiment à ma place, mais je ne sais pas encore où aller.



Dans ces périodes de transition, notre attention se porte naturellement sur ce qui ne va plus : ce que nous perdons, ce qui nous inquiète, ce que nous n’arrivons plus à faire comme avant.


Et si, sans nier ces difficultés, nous regardions aussi ce qui est encore là ?

Nos ressources.


Une ressource, c’est quoi exactement ?


Une ressource n’est pas forcément une qualité extraordinaire.


Cela peut être une force personnelle, une capacité développée au fil du temps, une relation sur laquelle s’appuyer, une expérience passée, une valeur importante, une activité qui redonne de l’énergie ou simplement quelque chose que l’on sait profondément juste pour soi.


Nous avons souvent tendance à mieux voir nos difficultés que nos ressources.


Pourtant, lorsque la vie change, la question n’est pas seulement :

« Qu’est-ce qui ne va pas ? »


Elle peut aussi devenir :

« Sur quoi puis-je m’appuyer maintenant ? »


Ce que la psychologie positive peut nous apprendre


C’est ici que la psychologie positive m’intéresse.


Contrairement à ce que son nom peut laisser penser, elle ne consiste pas à « penser positif » ou à regarder systématiquement le verre à moitié plein.


C’est un courant de la psychologie qui s’intéresse notamment aux forces personnelles, aux ressources, au sens, à l’engagement, aux relations et aux conditions qui contribuent à l’épanouissement humain.


Elle ne demande donc pas d’effacer ce qui est difficile.


Elle nous invite à élargir le regard. Reconnaître ce qui fait mal, ce qui fatigue ou ce qui déstabilise… tout en recherchant également ce qui peut nous soutenir pour traverser cette période.


Vous avez probablement déjà traversé des changements


Lorsque nous sommes au milieu d’une difficulté, nous pouvons avoir l’impression de ne pas savoir comment faire.


Pourtant, notre histoire raconte souvent autre chose.


Nous avons déjà appris, changé, recommencé, quitté certaines situations, pris des décisions difficiles ou traversé des périodes que nous pensions parfois insurmontables.

Cela ne signifie pas que nous saurons immédiatement quoi faire aujourd’hui.


Mais nous pouvons nous demander :

Qu’est-ce qui m’a déjà aidée dans une période difficile ? Quelles qualités ai-je mobilisées ?Qu’est-ce qui me redonne de l’énergie ? Qu’est-ce qui compte vraiment pour moi aujourd’hui ? De quoi ai-je besoin davantage — ou peut-être moins ?


Ces questions ne donnent pas toujours une réponse immédiate.

Mais elles peuvent faire apparaître des points d’appui.


Quand le corps devient lui aussi une ressource


Dans ma pratique, cette recherche de ressources ne passe pas uniquement par la réflexion.


Elle commence souvent par le corps.


Parce qu’il est parfois difficile de savoir ce que l’on veut ou ce dont on a besoin lorsque tout est tendu, fatigué ou saturé.


Revenir aux sensations, ralentir, sentir ce qui se passe en soi peut offrir un autre point de départ.


Le corps ne donne pas nécessairement « la réponse ».


Mais il peut nous aider à revenir à nous, à percevoir plus finement ce qui nous convient, ce qui nous épuise, ce qui nous apaise ou ce qui demande davantage d’attention.


C’est là que mes différentes approches commencent à se rejoindre.


Le corps pour écouter. Les ressources pour retrouver de l’élan. La conscience pour retrouver du sens.


Une transition n’est pas seulement quelque chose à subir


Traverser une transition ne signifie pas nécessairement savoir immédiatement ce que sera « l’après ».


Il existe souvent un entre-deux.


L’ancien ne convient plus tout à fait. Le nouveau n’est pas encore clairement dessiné.


Cette période peut être inconfortable, mais elle peut aussi devenir un espace d’exploration.

Non pas pour chercher à devenir quelqu’un d’autre, mais pour reconnaître ce qui est encore vivant, solide ou important en soi.


Et parfois découvrir des ressources que l’on avait simplement cessé de regarder.


Retrouver ses ressources à Mougins


Dans mon accompagnement au cabinet à Mougins, j’intègre certains apports de la psychologie positive à mon travail autour du corps et de la somatopathie.


Je ne l’utilise pas comme une méthode destinée à vous convaincre d’aller bien.

Elle me permet plutôt d’ouvrir une autre question :

au milieu de ce que vous traversez, qu’est-ce qui peut aujourd’hui vous servir de point d’appui ?


Parce qu’une transition de vie ne demande pas toujours de devenir plus forte.


Elle demande parfois simplement de retrouver ou de révéler les ressources qui sont déjà là.


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