top of page

Transition de vie : ce temps étrange où l’on ne sait plus très bien où l’on en est

  • sgsomato
  • 30 août
  • 6 min de lecture

Dernière mise à jour : 31 août


Certaines transitions ont un événement déclencheur clairement identifiable.


Un départ, une séparation, un changement professionnel, une maladie, le passage à une nouvelle étape de vie…




Mais les bouleversements les plus profonds ne portent pas toujours un nom.


Il peut s’agir de réaliser que la vie que l’on a construite ne nous ressemble plus tout à fait. De ne plus se reconnaître dans un rôle que l’on a longtemps occupé. De voir changer son rapport au couple, au travail, à son corps, à la réussite ou aux autres.


Parfois, c’est le temps qui passe qui nous confronte à nous-même : les enfants ont moins besoin de nous, une carrière qui nous définissait perd de son sens, le corps change, certaines relations évoluent, nos priorités ne sont plus les mêmes.


Et il existe des périodes encore plus difficiles à expliquer.


Extérieurement, tout semble aller plutôt bien.


Pourtant, quelque chose s’est déplacé : ce qui nous suffisait ne nous suffit plus, ce que nous acceptions devient plus difficile à accepter, ce que nous pensions vouloir ne nous attire plus de la même manière.


On peut alors ressentir une perte de sens, une impression de décalage, l’envie de retrouver davantage de liberté, de simplicité ou de vérité dans sa vie — sans savoir encore ce qu’il faudrait changer.


C’est aussi cela, une transition de vie.


Entre l’avant et l’après


Nous imaginons souvent le changement comme un passage relativement simple :

avant → décision → après.


Dans la réalité, il existe fréquemment un espace beaucoup moins confortable entre les deux.


L’ancien est en train de perdre sa place, tandis que le nouveau n’existe pas encore clairement.


On voudrait alors trouver rapidement une réponse.

Qu’est-ce que je dois faire ?

Quelle décision prendre ?

Pourquoi est-ce que je me sens comme ça ?

Quand vais-je redevenir comme avant ?


Mais peut-être que la question n’est pas toujours de redevenir comme avant.


Parce que certaines expériences nous transforment.


Quand « aller mieux » ne signifie pas revenir à avant


Il existe aussi des transitions qui commencent après une période particulièrement éprouvante.


La crise est passée, ou commence à s’apaiser. Les choses semblent parfois rentrer dans l’ordre aux yeux de l’entourage.


Mais intérieurement, quelque chose reste différent.


Cela peut être sortir d’une relation qui a profondément ébranlé la confiance en soi, après avoir passé beaucoup de temps à s’adapter à l’autre, à douter de ses perceptions ou à mettre ses propres besoins de côté.


Cela peut être réapprivoiser son corps après une période où la relation à celui-ci a été particulièrement difficile, notamment après une maladie ou un trouble ayant nécessité une prise en charge médicale et psychologique.


Cela peut être revenir à la vie après un épuisement important et découvrir que l’on ne peut — ou ne veut — plus reprendre exactement le rythme, les exigences ou les habitudes d’avant.


Ou encore traverser l’après d’un événement éprouvant, lorsque l’urgence est passée mais que nos besoins, nos limites ou nos priorités ont changé.


Dans ces moments, « aller mieux » ne répond pas forcément à toutes les questions.


Une autre peut apparaître :

Comment vivre maintenant, avec ce que j’ai traversé ?


Et derrière elle :

Qu’est-ce qui me convient encore ?

Qu’est-ce que je ne veux plus accepter ?

À quoi puis-je de nouveau faire confiance ?

Quelle place ai-je envie de prendre dans ma propre vie ?


C’est un autre temps de la transition.


Celui de la reconstruction des repères.


Lorsque la situation relève ou a relevé d’une problématique médicale, psychologique ou d’un trouble du comportement alimentaire, cet accompagnement ne se substitue évidemment pas aux professionnels de santé concernés. Il peut trouver sa place en complément, dans ce temps où la personne cherche aussi à renouer avec elle-même et avec ses propres points d’appui.


Et parfois, le corps parle plus fort


Une transition ne se vit pas uniquement dans la tête.


Le corps aussi traverse nos périodes de changement.


Le sommeil peut être perturbé. La fatigue plus présente. Certaines tensions apparaissent ou reviennent. On peut se sentir plus sensible, agitée, tendue ou au contraire manquer d’élan.


Cela ne signifie pas qu’un symptôme corporel possède automatiquement une origine émotionnelle ni qu’il faudrait lui attribuer une signification précise.


Le corps n’est pas un rébus à décoder.


Mais il peut être intéressant de ne pas l’exclure de ce que nous sommes en train de vivre.


Plutôt que de chercher immédiatement :

Qu’est-ce que mon corps essaie de me dire ?

je préfère une question plus ouverte :

Qu’est-ce que je peux observer de ce que je vis en ce moment, dans mon corps comme dans ma vie ?


La nuance est importante.


Il ne s’agit pas uniquement d’interpréter une douleur, un symptôme.


Il s’agit de recommencer à l’écouter dans toute sa complexité, pas uniquement en laissant une place au vécu de la personne et à ce qu'elle traverse.


C'est cette façon d'aborder le corps que je développe à travers la somatopathie.




Toutes les transitions ne sont pas choisies


Il y a les changements que l’on désire.


Et ceux dont on se serait volontiers passée.


Une nouvelle orientation professionnelle choisie n’a pas la même couleur qu’un emploi perdu. Quitter une situation devenue insatisfaisante n’est pas la même chose qu’être confrontée à une rupture que l’on n’a pas voulue.


Et certaines expériences peuvent mêler des sentiments apparemment contradictoires : soulagement et tristesse, liberté et peur, envie d’avancer et besoin de rester encore un peu immobile.


Il n’est donc pas question de transformer chaque difficulté en « formidable opportunité de transformation ».


Parfois, une période est simplement difficile.


L’accompagner consiste d’abord à faire de la place à ce qui est là, avant de chercher absolument ce qu’elle pourrait nous apporter.


Ne pas savoir peut aussi faire partie du chemin


Lorsque les repères bougent, nous aimerions savoir rapidement où nous allons.


Pourtant, certaines réponses ont besoin de temps.


Il peut alors être utile de revenir à quelque chose de plus proche :

Qu’est-ce que je ressens aujourd’hui ?

Qu’est-ce qui me fatigue ?

Qu’est-ce qui me soutient ?

Qu’est-ce que je ne veux plus ?

Qu’est-ce qui reste important pour moi ?

Qu’est-ce qui commence à m’attirer ou à éveiller ma curiosité ?


Ce ne sont pas nécessairement des réponses.


Et parfois, ils suffisent pour commencer à avancer autrement.


Corps, ressources, conscience


C’est précisément à cet endroit que se situe ma façon d’accompagner

les transitions de vie.


Le corps, d’abord, pour ralentir et écouter ce qui se passe.


Les ressources, pour retrouver des points d’appui lorsque les repères habituels deviennent moins solides.


La conscience, enfin, pour prendre progressivement du recul sur ce que l’on traverse, discerner ce qui nous correspond encore — ou non — et retrouver davantage de sens.


Il ne s’agit pas pour moi de décider à la place d’une personne ce que son corps « veut lui dire », ni de lui indiquer quelle décision elle devrait prendre.


Mon rôle est plutôt de créer un espace où elle puisse progressivement se retrouver, autrement.


Quand quelque chose demande à bouger


Parfois, le changement est déjà là.


Parfois, nous savons exactement ce qui l’a provoqué.


Et parfois, nous ressentons simplement qu’une manière de vivre, de fonctionner ou de nous adapter ne nous convient plus tout à fait.


Il n’est pas nécessaire d’avoir déjà compris pourquoi pour commencer à s’écouter.


Peut-être est-ce même cela, le début d’une transition :

ne pas encore connaître la destination, mais sentir que l’on ne souhaite plus habiter sa vie exactement de la même manière.

Accompagnement des transitions de vie à Mougins


À mon cabinet à Mougins, près de Mouans-Sartoux, Valbonne, Cannes et Sophia Antipolis, j’accompagne les personnes qui traversent une période de changement, qu’elle soit clairement identifiable ou plus difficile à nommer.


J’accompagne également ce temps particulier de l’après : lorsque l’on a traversé une période éprouvante et que se pose progressivement la question de retrouver ses repères, ses ressources, ses limites et sa propre place.


Mon approche s’appuie notamment sur la somatopathie et la done

, dans une pratique corporelle douce, ainsi que sur des outils issus de la psychologie positive.


Elle ne remplace pas un diagnostic, un traitement médical ou un accompagnement psychologique lorsque ceux-ci sont nécessaires.


Commentaires


médecine complémentaire à Mougins

Somatopathie & méthode Poyet ​& psychologie positive

à Mougins, proche Cannes, Grasse, Mouans-Sartoux,

Valbonne, Nice

« Conformément aux articles L.616-1 et R.616-1 du code de la consommation, nous proposons un dispositif de médiation de la consommation avec MEDIATION CONSOMMATION DEVELOPPEMENT : https://www.medconsodev.eu

_edited_edited_edited.jpg
  • Instagram
  • Facebook

© 2023 Sandrine Gauvain Somatopathe

Ce site n’appartient pas à Facebook et n’est pas affilié à facebook Inc. Le contenu de ce site web n’a pas été vérifié par Facebook. Facebook est une marque déposée de Facebook Inc

bottom of page